Gestion forestière durable

[Dernière mise à jour : 06/02/2012]

 

Une gestion forestière respectueuse de la ressource (bois-sol-eau), se doit d’avoir des objectifs clairs et sans ambiguïté, susceptibles d’être appréhendés par tout propriétaire et gestionnaire.

 

Une sylviculture moderne, basée sur de solides connaissances de l’écosystème et assurant la rencontre des multiples fonctions de la forêt, doit se fonder sur les principes essentiels dégagés par la Conférence d’Helsinki en 1993.

 

  • promotion des ressources forestières et contribution au cycle du carbone ;
  • santé et vitalité des forêts
  • production suffisante et de qualité
  • biodiversité en forêt
  • protection de l’eau et du sol
  • valorisation autres bénéfices socio-économiques

 

Bonnes pratiques forestières


 

Fort de 25 années d’expériences et des échanges transfrontaliers sur la gestion forestière durable, le Centre de Développement Agroforestier de CHIMAY, vous propose parmi d’autres … 36 bonnes pratiques forestières, ventilées selon les 6 critères HELSINKI de gestion forestière durable.

 

Par critère et thème abordé, un message synthétique met en exergue ces bonnes pratiques, vivement recommandées pour promouvoir des forêts multifonctionnelles au bénéfice des générations actuelles et futures.

 

Dans le contexte d’une forêt menacée par des changements climatiques, cet élan communautaire, largement suivi depuis et concrétisé dans les législations des Etats Membres, a établi 6 objectifs essentiels de gestion forestière durable pour produire un matériau écologique et totalement renouvelable :

 

  • assurer le renouvellement continu de la forêt (sa régénération), et son amélioration tout en conservant ses potentialités naturelles d’habitats pour la faune et la flore
  • obtenir une production optimale et continue de biens et services, permettant une récolte de gros bois de qualité et de valeur, tout en améliorant la stabilité des peuplements
  • permettre l’adaptation de la forêt aux changements climatiques, en favorisant des peuplements diversifiés et plus stables, composés d’essences indigènes bien en station
  • assurer la conservation de la biodiversité à son meilleur niveau ainsi que la santé des arbres et des peuplements en passant par la protection des sols forestiers et de l’eau, capital indispensable par lequel passe la vie de la forêt
  • promouvoir enfin les autres bénéfices socio-économiques, d’ordre patrimonial, culturel ou paysager

 

Les principes généraux et les recommandations techniques présentés dans ce guide de bonnes pratiques forestières permettront aux propriétaires, techniciens, entrepreneurs et experts forestiers de mieux orienter leurs choix technico-économiques.

 

Ces bonnes pratiques forestières s’inspirent des principes de base de l’écologie forestière ; elles appliquent les règles de l’art de la sylviculture et respectent les contraintes légales en vigueur.

 

Puissent-elles motiver les forestiers à appliquer des méthodes culturales plus performantes et encore plus respectueuses du milieu : le pari d’une forêt plus durable et certifiée en est certainement l’enjeu prioritaire.

 

 

Accédez directement à la thématique souhaitée en cliquant sur l'une des photos suivantes

 

           

 

           

 

 

 

Symposium « Gestion Durable de la Chênaie »


 

Ce 14 octobre 2011, débutent les manifestations du Week-end du Bois. En cette année Internationale des Forêts, la Ville de Chimay accueillait le symposium consacré à la Gestion Durable de la Chênaie organisé par le Centre de Développement Agroforestier de Chimay dans le cadre de l’action 1 d’EUROWOOD IV.

 

L’imposant panel d’intervenants s’est penché, tout au long de la journée, sur l’état actuel et l’évolution attendue de l’écosystème de la Chênaie pour ensuite considérer les enjeux et perspectives de la sylviculture du chêne dans ce cadre « écologique ».

 

Tour à tour, chercheurs, professeurs et techniciens, ont évoqué les différents thèmes qui sont le gage d’une chênaie en bonne santé, qui se régénère sans problème et produit un matériau de qualité à haute valeur ajoutée :

 

Etat sanitaire des chênaies en Wallonie

par Isabelle CAIGNET - Ingénieur, assistante de recherche UCL - Forest Sciences

 

L’état sanitaire actuel des chênaies wallonnes a été passé en revue, évoquant les mesures qui contribueront à en éviter la dégradation, notamment le respect strict de la parfaite adéquation essence/station ainsi que l’application d’une sylviculture dynamique (durées de révolution raccourcies, travaux de qualité).

 

    

 

 

Maintien de la fertilité de la chênaie

par Quentin PONETTE - Professeur, UCL - Forest Sciences

 

Le bilan de la fertilité des sols a été établi selon lequel des précautions doivent être prises pour en assurer le maintien surtout en relation avec le prélèvement accru de la biomasse. En effet, partant de sols assez pauvres chimiquement, de mauvaises pratiques sylvicoles ont souvent eu un effet amplificateur sur leur qualité actuelle. Il convient d’en assurer la restauration.

 

    

 

 

L'équilibre sylvo-cynégétique

par Bernard COLLIN - Président, Forêts privées du Nord

 

L’équilibre sylvo-cynégétique, préalable aux rapports harmonieux entre la grande faune sauvage et son milieu d’accueil, a trouvé quelques pistes de réponse. Sans dénier la valeur économique du gibier, souvent artificialisée par ailleurs, il faut assurément lutter contre la surpopulation génératrice de dégâts outranciers aux peuplements et à la régénération et vectrice de maladies préjudiciables à la ressource.

 

    

 

 

Le mélange chêne - hêtre

par Mathieu JONARD - Chercheur, UCL - Forest Sciences

 

Les effets du mélange chêne/hêtre en lieu et place des chênaies pures, ont été abordés sur le plan des bénéfices qui lui sont imputables. Et ils sont nombreux eu égard au ralentissement des dépérissements constatés sur les deux espèces en mélange, qui a également des effets positifs sur la fertilité chimique et la disponibilité en eau de la station.

 

    

 

 

Potentiel de restauration des chênes dépérissants

par Jean LEMAIRE - Ingénieur, Forêt privée - IDF Orléans

 

Le potentiel de restauration des chênes dépérissants comme moyen de gestion pour assurer la régénération des peuplements a été défini. Il passera presqu’immanquablement par une diminution des surfaces terrières globales ainsi que par un meilleur brassage génétique des provenances utilisées et conduites selon des itinéraires technico économiques plus performants.

 

    

 

 

Régénération naturelle des chênes en Wallonie

par Grégory TIMAL - Ingénieur, chargé de projets - CDAF asbl

& Olivier BAUDRY - Chercheur, UCL - Forest Sciences

 

L’impact du facteur lumière sur la régénération naturelle des chênaies a été souligné. Ici également les choix sylvicoles ont été pointés qui, outre les éventuelles limitations stationnelles, induisent une typologie des différentes chênaies dont les enseignements gagnent à être mieux appréciés. Une densité adaptée des peuplements ne pourra que jouer favorablement dans leur capacité à s’auto régénérer.

 

    

 

 

Sylviculture des chênes indigènes

par Laurent DUPAYAGE - Technicien forestier, Coopérative Forestière du Nord

 

Quelques itinéraires technico économiques performants issus de France ont été présentés, lesquels sur base d’une parfaite appréciation des conditions du milieu, vont maximiser le rapport des infrastructures en place et des moyens humains mis en œuvre... L’accès étant mis sur la régénération naturelle là où elle est possible et en refusant tout sacrifice d’exploitation, signe d’échec d’une sylviculture qui se voulait durable.

 

    

 

 

Produire du chêne autrement

par Jean LEMAIRE - Ingénieur, Forêt privée - IDF Orléans

 

Le raccourcissement de la durée de production des chênaies a été argumenté dans les détails. Limiter l’exposition des peuplements matures de qualité aux aléas climatiques de plus en plus préjudiciables est une raison suffisante pour mener une sylviculture d’opportunité basée sur la connaissance des essences indigènes et de leurs interactions. Des normes de dépressage obligatoire autant que précoce sur régénération acquise ont été rappelées.

 

    

 

 

Gestion des chênes indigènes

par Pascal BALLEUX - Docteur Ingénieur, Directeur - CDAF asbl

 

Les « bonnes pratiques forestières » à mettre en œuvre pour atteindre la production d’un chêne de qualité ont été survolées. Etant entendu que ces moyens souvent peu coûteux à mobiliser et d’un rapport éminent pour nos sociétés se doivent de s’inscrire dans la volonté de gestion forestière durable du processus d’Helsinki. Ce dont s’est très largement inspiré le nouveau Code Forestier Wallon et ses principes d’action.

 

    

 

 

 

La biodiversité en forêt : contexte et enjeux de l’IBP


 

Dans nos investigations en relation avec les critères et indicateurs de gestion forestière durable, la biodiversité est un enjeu majeur et il est souhaitable de disposer d’un indicateur intégré ou composite, lequel permet d’évaluer quantitativement tous les pans et aspects de la biodiversité et ses variantes de répartition spatio-temporelle. Le choix s’est porté sur l’Indice de Biodiversité potentielle (IBP) (LARRIEU et GONIN, 2010). D’après les auteurs, l’IBP n’est pas une norme de gestion mais un outil diagnostic à l’usage des gestionnaires forestiers, leur permettant d’estimer la biodiversité taxonomique potentielle du peuplement, autrement dit, sa capacité d’accueil en espèces et communautés, et de diagnostiquer les éléments améliorables par la gestion.

 

             

 

 

SOURCE : L. LARRIEU & P. GONIN - INRA Toulouse / CRPF Midi-Pyrénées - IDF Toulouse

 

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